Nîmîipu... Vous connaissez?
Les Nez-percé
La tribu
Cette tribu pacifique vivait de chasse et de pêche dans un territoire d’environ soixante dix mille kilomètres carrés couvrant le Nord-est de l’Oregon, la partie centrale de l’Idaho et une bande au sud–est de l’état de Washington.
Ils développèrent des habilités équestres après l’introduction du cheval vers 1700. Pour un indien, le cheval était une richesse car il lui permettait de parcourir de grandes distances et de transporter des charges qu’il n’aurait pas pu faire seul. Posséder 25 chevaux et plus lui conférait le titre de riche. Ils aimaient parer leurs chevaux d’objets faits de cuir, de crin, d’os et de bois de cerf finement ciselés et les décorer avec des perles de couleur et des épines de porc-épic teintes. Pour certaines occasions ou pour souligner des exploits particuliers, ils peignaient aussi leur robe de motifs particuliers.
Éleveurs de chevaux
Très rapidement, les Nez-percé ont pratiqué l’élevage équin sélectif. La puissance, l’endurance et la rapidité sont les qualités importantes qu’ils ont cherchées à développer dans leur élevage. Les premiers chevaux tachetés, les appaloosas, étaient des descendants naturels de chevaux colorés, capturés ou achetés, et pas encore le fruit d’une sélection génétique.
Durant les années 1700 et jusqu’en 1805, les Nez-percé vécurent tranquilles dans leur territoire, chassant le daim, le cerf, l’élan, l’ours et durant les années de pénurie ils capturaient le lapin, l’écureuil, le blaireau, le canard et d’autres petites bêtes trouvées sur leurs terres.
Nouveaux venus
En 1805,ce fut la première rencontre entre les nez-percé et les explorateurs. Considérés comme gentils, les Nimîipu plurent aux explorateurs et s’en suivi un envahissement de leur territoire de 1811 à 1840 par des trappeurs. Les ressources ne furent pas longues à manquer et les animaux à fourrure, très prisés des trappeurs furent exterminés.
La rivière Colombia
Quelques familles de castors restaient présentes près de la rivière Colombia et les nez-percé ont réussi à prospérer durant cette période grâce au commerce de la fourrure et des chevaux.
La vie selon l'homme blanc
Entre les années 1836 et 1875, les Nez-percé ont été convertis à la religion des blancs et éduqués dans des écoles bâties par les religieux. Tous n’ont pas suivi cette voie car ils ne voulaient pas accepter les changements culturels que leur imposait la religion.
Après plusieurs traités non respectés par les blancs, les relations devinrent tendues entre les deux clans.
En 1860, la découverte de l’or près de Fort Colville, attira des milliers de chercheurs qui prospectaient sur les terres des Nez-percé. On tenta de signer un nouveau traité, signé par une seule tribu de Nez-percé, le président Johnson décréta qu’ils cédaient leurs terres.
Le déclenchement des hostilités : 13 juin
Cette traitrise est responsable de la guerre des Nez-percé. Après une multitude de conflits entre blancs et indiens, on décida de les déplacer vers la réserve Lapwai suite à la longue enquête provoquée par l’assassinat d’un Nez-percé.

Chief Joseph
Accepté par les chefs de tribus, même Chief Joseph, ce déplacement tourna au vinaigre car le délai trop court provoqua un surcroît de tension. Durant les échauffourées, deux vieillards furent abattus alors qu’ils traversaient la propriété d’un colon. La vengeance de trois jeunes guerriers, tuant plusieurs colons fut la goutte qui a fait déborder le vase. La guerre appelée « La guerre de Chief Toohoolhoolzote » par les Indiens venait de débuter.
Trajet parcouru.
La longue marche
Les villages de Nez-percé furent attaqués par les militaires. Les Nimîipu ont combattu aussi longtemps qu’ils leur a été possible. Après la bataille de White Bird, les indiens battirent en retraite et une longue poursuite s’en suiva. Suivi par femmes et enfants, environ mille sept cents Indiens en armes parcoururent plus de deux mille sept cents kilomètres empruntant de nombreux cols à plus de deux cent mille mètres d’altitude, poursuivis par l’armée dont l’effectif était plus grand.

Tour virtuel avec Google
La réddition : 6 octobre
Après plusieurs longues batailles, la colonie était à bout de souffle et Chief Joseph décida de capituler au général Miles. On les mit dans un réserve d’Oklahoma et en 1884 certains furent autorisés à rejoindre leur chef Hoo-soos-khute dans la réserve de Lapai.
Le cheval Nez perce
La race appaloosa atteignit sa plus grande stabilité au début du XIXème siècle.
Lu dans un article du Weekly Register du 31 juillet 1819 : « Derrière les montagnes Rocheuses on trouve un exemple de production animale de la plus grande noblesse. Le cheval de la rivière Colombia est peut-être le meilleur animal connu de son espèce. Il vient de l’ancien temps, mais au lieu de dégénérer, il s’est développé. Finesse des formes, ampleur musculaire, docilité, capacité à supporter une grande fatigue, à trouver de la nourriture par lui-même et à pourchasser le cerf et le bison pour son maître font partie de ses caractéristiques. »
Pendant près de quatre mois, grâce aux qualités exceptionnelles de l’Appaloosa, Chief Joseph et ses mille sept cents guerriers suivis par femmes-enfants et vieillards, ont pu fuir vers le Canada, parcourant montagnes, rivières, bravant le vent glacial et distançant facilement jusqu’à les rendre ridicules, les bataillons de cavalerie.
La race des Appaloosa fut développée grâce à la sélection de critères tels que la force, l'endurance et une longévité supérieure aux autres chevaux. Tout comme les passionnés contemporains, les Nîmîipu accordaient une grande importance à leur aptitude à engendrer des poulains à la robe tachetée et aux motifs les plus variés. Cette qualité propre aux Appaloosa fait de lui, un cheval unique.
Après la capture de Chief Joseph, la race perdit sa noblesse car certains furent laissés pour sauvages, des fermiers essayèrent d’en élever mais ils ne réussirent pas à reproduire les qualités de leurs ancêtres.
Heureusement, en 1938 des passionnés se donnèrent pour mission de sauver la race Appaloosa. Leur quête pour trouver des Appaloosa les mena chez un rancher dans le nord du Colorado, ce cheval, un croisement entre une jument mustang et un étalon à la robe léopard fut le deuxième qui permit de repartir l’élevage des Appaloosa, de type fondation.
Ces chevaux rustiques, de forte ossature, à la robe tachetée et avec peu de crins, sont les ancêtres des Appaloosas actuels, tel que : Candy, Simcoe’s Sarcee, Sundance, Bambi, Red Eagle, Toby, Joker
Ils doivent leur nom à la « Palouse River », une région où on retrouvait une forte densité de chevaux tachetés et peuplée par les Nez percé.



